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Le 5 février 2025, à la suite du vote du budget 2025, le nouveau barème du malus écologique a été dévoilé. Celui-ci entrera en vigueur le 1er mars : acheter une voiture neuve polluante vous coûtera plus cher cette année. On fait le point avec vous à la suite de cette annonce.

Mais c’est quoi le malus écologique ?

Mis en place en janvier 2008, le dispositif de bonus-malus écologique vise à encourager l’achat de véhicules moins polluants. Cette initiative s’inscrit dans l'engagement de la France de ralentir le vieillissement de son parc automobile et de faciliter la transition écologique.


Il repose sur un système de taxe, avec une prime à l'achat pour les véhicules zéro ou faiblement polluants (bonus écologique) et une taxe pour les véhicules les plus polluants (malus écologique), contribuant ainsi à la réduction des émissions de CO₂. Le bonus-malus, qui est payé ou reçu lors de la première immatriculation, est calculé en fonction des émissions de CO₂ du véhicule, de sa puissance administrative et de son poids.

Un barème de plus en plus strict

À ses débuts, le malus variait entre 2 000 et 1 600 € et ne concernait que les véhicules émettant au minimum 161 g/km de CO₂. Au fil des années, les critères se sont durcis, de même que le montant de la taxe. En 2024, la taxe concernait les nouveaux véhicules émettant moins de 120 g/km de CO₂ et pouvant atteindre 60 000 €.


À partir du 1er mars 2025, les nouvelles voitures émettant plus de 113 g/km seront soumises à un malus de 50 €, avec une augmentation d’en moyenne 25 € par gramme de CO₂ émis, jusqu'à un plafond de 70 000 €. De plus, les véhicules hybrides rechargeables, exonérés jusqu'à présent, seront désormais soumis à cette taxe si leur taux d'émission dépasse le seuil réglementaire.


Quelques exemple pour mieux comprendre

Modèle 2025

Émission de CO₂

Malus écologique 2024

Malus écologique 2025

Peugeot 208 (essence)

118 g/km 

50 €

170 €

Renault Clio (essence)

120 g/km

100 €

210 €

Citroën C3 (essence)

121 g/km

125 €

230 €

Renault Captur (essence)

125 g/km

210 €

310 €

Dacia Sandero (essence)

127 g/km

240 €

360 €

Volkswagen Golf (essence)

128 g/km

260 €

400 €

Peugeot 2008 (essence)

138g/km

818 €

1 276 €

BMW Série 3 (essence)

160 g/km

 4 279 €

 5 715 €

Porsche 911 (essence)

> 194 g/km

60 000 €

70 000 €


Aujourd’hui, 53 % des véhicules neufs sont soumis à ce malus. Mais ce chiffre risque de changer avec ces nouvelles mesures. Selon une étude du cabinet Dataneo, cette part passera à 66 % à partir de mars 2025. Cela signifie qu'environ un tiers des véhicules seront touchés par cette taxe. Cette tendance devrait se poursuivre en 2026, avec une hausse pour atteindre 72 %.

La tendance du marché de l’occasion

Les véhicules électriques et à hydrogène, dont les émissions de CO₂ ne dépassent pas 113 g/km, restent exonérés de ce malus. L'objectif de cette mesure est clair : encourager les constructeurs à accélérer leur transition vers l’électrique et à améliorer l’efficience des moteurs thermiques.


Cependant, cette évolution est entravée par un obstacle majeur : les Français ne sont pas encore prêts à investir autant dans l'achat de ces véhicules. De plus, 37 % des Français éprouvent des réticences à l'égard de la voiture électrique. Face à l’abaissement du seuil de taxation, les consommateurs modifient donc leur comportement en se tournant davantage vers l’achat de véhicules d’occasion.


Dans ce contexte, la vente entre particuliers pourrait tirer son épingle du jeu. Contrairement aux véhicules neufs, qui sont systématiquement soumis à la taxe lors de leur immatriculation, les voitures d’occasion en sont exemptées. Une tendance qui pourrait s’intensifier dans les mois à venir, alors que de plus en plus d’automobilistes cherchent des solutions pour préserver leur budget.

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