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Un malus sur le poids des voitures ? Tout sur cette nouvelle taxe

Publié le 21.01.2021 - Mis à jour le 22.01.2021



Encore une nouvelle taxe s’abat sur le secteur automobile. Cette fois-ci, c’est  le poids des voitures qui est montré du doigt. Mais qui est réellement concerné par cette taxe ? Cela impactera-t-il le pouvoir d’achat des français ? Dans quel but cette taxe a-t-elle été fixée ? Enfin, peut-on la contourner ?

Qu’est ce que que c’est ? De quoi s’agit-il ?

Le gouvernement a annoncé qu’une nouvelle taxe serait appliquée sur les véhicules neufs achetés. De quoi se poser de multiples questions. En effet, l’achat d’une nouvelle voiture représente un coût très conséquent. Et il est légitime de s’inquiéter de la répercussion sur le prix des autos d’une telle mesure. Surtout que le marché de l’automobile est très impacté par la crise sanitaire actuelle, notamment le secteur des voitures neuves.

Pourquoi cette taxe ? Ce malus sur le poids des voitures répond à une urgence environnementale. La convention citoyenne pour le climat qui s’est réunie tout le long de l’année 2020 a rappelé qu’on ne pouvait plus attendre pour mener des actions en faveur de la sauvegarde de notre planète. Et elle a proposé de multiples pistes d’amélioration. L’industrie automobile est concernée par ces recommandations. L’idée mise en place est de pénaliser les véhicules trop lourds et donc plus polluants. Une victoire pour ceux qui estimaient que prendre en compte uniquement les émissions de CO2 n’était pas suffisant.

Il s’agit aussi et surtout de répondre aux exigences européennes en terme de pollution due au transport. En effet, le transport est responsable d’un quart des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union Européenne. Et ces émissions ont stagné voire même augmenté, ce qui est contraire aux différents protocoles signés.

Cette mesure votée définitivement le 14 décembre 2020 ne sera effective qu’au premier janvier 2022. La raison de ce temps de latence ? Laisser une certaine période d’adaptation pour les constructeurs, qu’ils puissent prendre les nouvelles normes en compte pour leurs voitures et autres véhicules.

Quels véhicules sont vraiment concernés ?

Mais qui cela concerne-t-il exactement ? Parce-que tout le monde n’est pas concerné, pas plus que tous les véhicules ne souffriront pas de cette taxe. Donc concrètement quelles voitures sont impactées ? Il s’agit des autos de plus de 1 800 kilogrammes. A titre informatif, une Twingo pèse une tonne. La première catégorie de véhicules qui va donc subir cette mesure, ce sont les SUV. Et les constructeurs français ne sont presque pas importunés. C’est pour les marques allemandes et américaines que cela va se faire sentir. Il ne s’agit pour autant pas d’un chauvinisme exacerbé, mais bien de préoccupations environnementales. En effet, les voitures françaises sont en moyenne plus légères que les automobiles d’Outre-Rhin et du pays de l’Oncle Sam.

Et de combien sera cette taxe exactement ? Ce malus sera de 10€ par kilogramme supplémentaire. Dans les faits, cela monte très vite., même si on ne s’en rend pas forcément compte. Par exemple, le fameux SUV de Tesla, le Cybertruck, pèse entre 3,8 et 4,5 tonnes en fonction des options et accessoires choisis. Tesla propose en effet de compléter et d’agrémenter votre véhicule de manière très personnalisée en prenant en compte vos besoins et vos envies. On parle donc d’une majoration comprise entre 20 000 et 27 000€. Ce qui n’est pas négligeable quand on sait que le prix de base du bijou d’Elon Musk est de 39 900€ sans aucune option. On parle de plus d’un tiers du prix, ce qui est plus que conséquent.

Les exceptions

Mais comme toute règle, celle-ci a de nombreuses exceptions.
En fonction de votre statut, cette taxe peut être baissée.
En effet, les entreprises sont concernées dans une moindre mesure par ce malus. Le transport de marchandises ne doit pas être affecté dans la mesure du possible, ou au minimum.

Une baisse peut également être demandée par les familles nombreuses. 200 euros seront déduits par enfant à charge. Pour les enfants majeurs ou émancipés, pensez à prévoir une justification telle que le livret de famille.

Quid des véhicules non thermiques ? En effet, les derniers bonus vont en faveur des voitures hybrides, à hydrogène ou encore électriques. On peut prendre en exemple l’ancienne prime à la casse devenue la prime à la conversion. Cette dernière permet un rabais sur le prix des véhicules dont l’énergie est considérée comme propre.

Quelques conditions cependant. Les véhicules hybrides non concernés par cette taxe doivent être capables de parcourir plus de 50 kilomètres en utilisant uniquement leur énergie électrique. L’idée est de faire les trajets quotidiens grâce aux énergies propres et ainsi avoir moins d’émissions de CO2. On reste dans une dynamique de baisse des rejets de gaz à effet de serre. Ainsi, cela permettrait d’enfin atteindre les objectifs fixés par les instances européennes.

En France, les voitures à hydrogène et celles 100% électriques ne sont pas du tout concernées par cette taxe. Notez tout de même que ce n’est pas le cas dans tous les états européens. Par exemple, la Norvège impose un malus similaire sur les véhicules électriques de plus de 2000 kg.

Une taxe controversée

Cependant, cette taxe est loin de faire l’unanimité. Inefficace, démagogique, illusoire.. Les adjectifs sont nombreux et rarement flatteurs pour ne pas dire jamais.

Outre les commentaires négatifs qui pleuvent, cela s’est vu lors du vote par les différentes institutions étatiques. On parle d’un malus demandé par une convention citoyenne, c’est-à-dire des personnes volontaires et tirées au sort. Cela est passé d’abord devant l’Assemblée nationale qui a fait adopter cette mesure. Le Sénat l’a ensuite rejeté à peine un mois plus tard. Quarante-huit heures après, cette taxe était de nouveau d’actualité. C’est donc par le gouvernement même qu’elle est contestée en premier lieu, alors qu’elle ne concerne au final que très peu de véhicules, et encore moins de voitures de constructeurs français.

Les engagés écologiques protestent. Pour eux, cette taxe n’est ici que par principe. Trop peu de voitures seront impactées par ce malus pourtant important. Pierre Cannet, responsable des Programmes Climat, Énergie et Villes durables du WWF France, estime que « Le principe est le bon » mais reste malgré tout très « symbolique ». Cela paraît mettre en place une solution mais cela ne va pas changer drastiquement et ce sera loin de résoudre ou de diminuer le problème important auquel la planète fait face.
L’opposition politique appuie ces dires et s’élève contre cette mesure. La député socialiste Valérie Rabault s’est exprimée sur le sujet: « Sur les 10 SUV les plus vendus en 2019, il n’y en a aucun sauf un qui fait plus de 1.800 kilos donc on ne touche personne. Vous faites de la com »

La ministre à la Transition Écologique n’a pas manqué de réagir à ces propos qui sont indubitablement contre son projet. C’est peu certes, mais toujours mieux que rien. D’autant plus quand on voit qu’à l’échelle mondiale la vente de SUV de plus en plus imposants augmente drastiquement. En 2018, un véhicule vendu neuf sur trois était un SUV.
Pour la ministre, cette décision se fait en tenant compte des besoins et failles de l’industrie concernée. « La filière automobile est en train de se réinventer », d’autant plus en cette période troublée de crise sanitaire, il faut lui laisser le temps de s’adapter et d’y trouver son compte.

Pour d’autres, cela attaque pourtant cette dite filière. Particulièrement bouleversée par l’épidémie de Covid-19, cette dernière est déjà mal en point et c’est vouloir la tuer que d’imposer de nouvelles taxes. D’autant plus qu’entre en vigueur en ce mois de janvier le malus sur les émissions de CO2. Beaucoup de répressions en peu de temps, ce sont autant de coups durs pour les constructeurs automobiles.

Les alternatives

Mais si cette taxe est mise en place, c’est aussi parce que d’autres solutions ont été prévues par les différentes instances.
Tout d’abord, si certaines voitures voient leur prix augmenter considérablement, l’inverse est vrai également.
On peut prendre une des décisions phares de la période 2019-2020 comme exemple. Il s’agit bien sûr de la prime à la conversion. De plus, cette dernière est prolongée du fait de la crise sanitaire. Et les quotas augmentés également. Petit bémol cependant. Les voitures estampillées Crit’air 2 ne sont plus éligibles à ce bonus écologique.
Si le malus peut être temporairement néfaste à cette industrie du secteur secondaire qu’est l’automobile, cela va pousser les marques à se réinventer pour devenir plus performantes et compétitives ce qui sera au final bénéfique pour les entreprises et ce marché en règle général. En effet, ce bienfait rissolera sur les voitures d’occasion.

Enfin, cela peut vous permettre de vous réorienter vers des voitures peut-être plus adaptées à vos besoins. Est-ce vraiment utile d’avoir un 4×4 dans une ville ? Peut-être qu’un break ou une citadine comme la Renault Zoe conviendrait davantage.

Cette taxe s’inscrit donc dans une dynamique de sauvegarde de de l’environnement. Elle ne concerne que les véhicules de plus de 1800 kg, et impose un malus de 10 euros par kilogramme supplémentaire.
Au final, cela impacte assez peu de voitures. C’est une des raisons qui fait que cette mesure est très controversée. Pourquoi faire une taxe qui ne s’applique sur presque aucune auto ? De plus, cela affecte un marché et une industrie déjà mal en point à cause de la crise sanitaire.
Si cette taxe est négative, d’autres mesures mises en place telles que la prime à la conversion sont en faveur du secteur automobile qui se transforme et se réinvente.
Notez que si le vote a eu lieu en 2020, ce n’est pas en 2021 mais bien en 2022 que cela sera effectif.

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