Publié le

Pour échapper aux arnaques de paiements en tous genres, certains vendeurs exigent un virement bancaire, procédure d’autant plus facile dorénavant que tout un chacun peut l’organiser depuis le site internet de sa banque (virement SEPA). Malheureusement, la cybercriminalité et les arnaques sur internet étant de plus en plus importantes, ce mode de paiement n’échappe pas aux tentatives d’escroquerie. Pour contrer ses risques d’arnaque, CapCar s’associe au leader du virement bancaire sécurisé : Mangopay

Renseignez-vous pour savoir si le compte est approvisionné

Sachez que le relevé de compte en banque ne précise pas systématiquement si des fonds crédités récemment l’ont été par virement ou bien par chèque. Le vendeur qui exige un transfert de fonds par virement peut ainsi voir surgir sur son compte courant le montant demandé, sauf qu’il aura été crédité suite au dépôt d’un chèque en bois. Ou bien par un faux chèque ou un chèque volé.

Vous devez savoir qu’en raison des délais bancaires, votre établissement bancaire ne sera informée de la fraude que plusieurs jours après la transaction, elle sera alors susceptible de vous demander de rembourser la somme encaissée une quinzaine de jours plus tard. A cet instant, vous vous serez séparé de votre véhicule et ne pourrez donc plus rien y faire. Malheureusement, ce type de fraude est de plus en fréquent lors de transactions de particuliers à particuliers.


Méfiez-vous des faux virements bancaires

Et quand bien même l’acheteur procède effectivement au virement demandé, son compte peut avoir été crédité juste avant le jour de la transaction au moyen d’un chèque non provisionné. La banque ne s’apercevra et n’avertira le vendeur de la transaction frauduleuse que trop tard.

La parade consiste premièrement à s’assurer auprès de sa banque que la somme créditée est bien issue d’un virement électronique, et pas du dépôt d’un chèque. Une fois cette vérification faite, il est recommandé d’attendre au moins trois jours ouvrés avant de remettre les clés du véhicule. Pas sûr que l’acheteur accepte.

Une arnaque fréquente : l’ami qui s’y connaît

Certains arnaqueurs se proposeront de venir accompagnés d’un ami « qui s’y connaît » pour vous donner des conseils sur le véhicule. Mais, chose aberrante, ces personnes vous réclameront une somme d’argent par virement bancaire, arguant qu’ils ne veulent pas se déplacer inutilement. Au final, l’heure est passée et toujours rien : ce sont des escrocs qui vous ont contacté et personne ne viendra. Vous en aurez finalement eu pour vos frais. Dans le cas d’un tel stratagème, il est important de ne pas donner suite. Le compte bancaire de votre interlocuteur est-il provisionné ? Si vous avez le moindre doute, mieux vaut faire marche arrière Sinon, réclamez la carte d’identité de votre acheteur potentiel, c’est un bon moyen de chasser les arnaqueurs.

Le virement bancaire : un risque irrévocable

Quand l’acheteur vire l’argent de son compte bancaire vers celui du vendeur. Cela veut dire que l’angoisse est alors transposée sur l’acheteur car il envoie de l’argent avant d’être sûr d’avoir le véhicule. Il doit donc faire confiance à son vendeur jusqu’au moment du rendez-vous.

Le virement étant irrévocable, tout comme le paiement via Western Union ou mandat cash, si le vendeur ne vient pas au rendez-vous, l’acheteur a fait un transfert d’argent de son plein gré et ne pourra pas récupérer son argent. Attention, sachez qu’un virement bancaire ne peut être annulé que s’il est dénoncé auprès des forces de l’ordre. L’annulation d’un virement nécessitera donc d’entamer une procédure judiciaire et de se rendre dans un commissariat de police afin de déposer plainte.

Dans les deux cas, l’une des deux parties n’est pas tout à fait rassurée au moment de l’achat ou de la vente. De plus, un chèque de banque ne vous protège pas forcément d’une tentative d’arnaque.