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Acheter un véhicule électrique d’occasion ne suit pas les mêmes règles qu’un modèle thermique.

La batterie, l’autonomie réelle, la recharge à domicile ou encore le coût global d’utilisation sont des critères spécifiques à la voiture électrique. Et une batterie peut représenter jusqu’à 15 000 € de risque si elle est mal évaluée.

Cinq erreurs reviennent systématiquement chez les primo-acheteurs. Les connaître, c’est sécuriser son achat de voiture électrique d’occasion.

L'électrique d'occasion, oui… mais pas n'importe comment

En 2026, la voiture électrique représente près de 20 % du marché de l’occasion en France. Le marché de la voiture électrique d’occasion explose en 2026. En France, près d’1 voiture d’occasion sur 5 vendue est désormais électrique.

Cette croissance rapide rend l’achat d’une voiture électrique d’occasion plus accessible que jamais : prix en baisse, décote intéressante sur les modèles de 2 à 3 ans, offre abondante.

Mais attention : acheter un véhicule électrique d’occasion ne suit pas les mêmes règles qu’un modèle thermique.

La batterie, l’autonomie réelle, la recharge à domicile ou encore le coût global d’utilisation sont des critères spécifiques à la voiture électrique. Et une batterie peut représenter jusqu’à 15 000 € de risque si elle est mal évaluée.

Cinq erreurs reviennent systématiquement chez les primo-acheteurs. Les connaître, c’est sécuriser son achat de voiture électrique d’occasion.

Chez CapCar, chaque voiture électrique d’occasion vendue est inspectée avec un diagnostic batterie complet. Zéro mauvaise surprise au moment de signer.

Erreur n°1 : ne pas vérifier l’état de santé de la batterie d’une voiture électrique d’occasion (SOH)

Si vous devez vérifier un seul élément avant l’achat d’une voiture électrique d’occasion, c’est l’état de santé de la batterie. C’est le critère le plus déterminant pour sécuriser votre investissement et éviter une mauvaise surprise quelques mois après la mise en circulation. Lors d’un achat de voiture électrique d’occasion, beaucoup d’acheteurs se concentrent sur le kilométrage, l’état de la carrosserie ou les équipements, alors que la batterie reste l’élément central.

Sur un véhicule électrique d’occasion, la batterie représente entre 30 et 50 % de la valeur totale selon les estimations du secteur automobile. Elle conditionne directement l’autonomie réelle, la durée de vie restante, la valeur de revente et le niveau de risque financier. Acheter une voiture électrique d’occasion sans connaître son SOH revient à acheter un véhicule thermique sans vérifier l’état du moteur.

Le SOH, indicateur clé de la batterie d’une voiture électrique d’occasion

Le SOH, ou State of Health, correspond au pourcentage de capacité restante de la batterie par rapport à sa capacité d’origine lorsqu’elle était neuve. Cet indicateur est essentiel pour évaluer la qualité d’une batterie de voiture électrique d’occasion.

Concrètement, le SOH permet d’estimer la durée de vie restante de la batterie, l’autonomie réelle dont vous disposerez au quotidien et la valeur future du véhicule électrique d’occasion sur le marché. Une batterie affichant 100 % est considérée comme neuve. À 95 %, la dégradation est légère et cohérente avec une utilisation normale. Autour de 85 %, la perte d’autonomie commence à être perceptible mais reste compatible avec un usage quotidien. À 80 %, on approche du seuil critique retenu par de nombreux constructeurs. En dessous de 75 %, la batterie est considérée comme fortement dégradée et la décote devient importante.

Comme toute batterie lithium-ion, la batterie d’une voiture électrique perd progressivement en capacité avec le temps, les cycles de recharge, l’utilisation fréquente de la recharge rapide et l’exposition répétée à de fortes chaleurs. Selon BloombergNEF, le coût moyen des cellules lithium-ion s’établissait autour de 139 dollars par kWh en 2023. Malgré la baisse progressive des coûts ces dernières années, le remplacement complet d’une batterie de voiture électrique hors garantie peut encore atteindre entre 8 000 et 15 000 euros selon le modèle et la capacité du pack. Ce montant justifie à lui seul une vérification systématique du SOH avant tout achat de voiture électrique d’occasion.

Pourquoi le SOH est déterminant financièrement lors d’un achat

La batterie est l’élément le plus coûteux d’un véhicule électrique. C’est également celui qui influence le plus sa valeur sur le marché de la voiture électrique d’occasion. Lors d’une revente, l’état de santé de la batterie devient un argument central dans la négociation.

Le remplacement d’une batterie hors garantie peut coûter entre 8 000 et 10 000 euros sur une citadine électrique, entre 12 000 et 15 000 euros sur des modèles compacts ou familiaux, et davantage encore sur certains SUV électriques ou modèles haut de gamme. Un véhicule affichant 92 % de SOH se revend généralement sans difficulté. En revanche, à 78 %, les acheteurs hésitent, négocient fortement ou préfèrent se tourner vers une autre voiture électrique d’occasion. Le SOH influence directement l’autonomie réelle, le confort d’utilisation au quotidien, la capacité à effectuer de longs trajets et le pouvoir de négociation.

On peut accepter un défaut esthétique ou une rayure. En revanche, une batterie affaiblie impacte durablement la valeur et l’usage du véhicule.

Le piège fréquent lors d’un achat entre particuliers

Lors d’un achat de voiture électrique d’occasion entre particuliers, le vendeur ne connaît pas toujours précisément le SOH du véhicule. Il ne s’agit pas nécessairement de mauvaise foi. Certains modèles n’affichent pas clairement l’état de santé de la batterie au tableau de bord. Beaucoup d’utilisateurs ignorent comment accéder à l’information et d’autres estiment que la garantie constructeur suffit.

Le problème est simple : sans donnée chiffrée et vérifiable, vous achetez à l’aveugle. Dans le cas d’une batterie de voiture électrique d’occasion, cette incertitude peut représenter plusieurs milliers d’euros de risque.

Comment vérifier le SOH avant d’acheter une voiture électrique d’occasion

Selon la marque et le modèle, le SOH peut être consulté via l’application constructeur officielle, notamment chez Tesla, Renault ou Peugeot, via un diagnostic en concession, à l’aide d’un outil OBD associé à une application spécialisée, ou grâce à des solutions dédiées comme LeafSpy pour la Nissan Leaf.

Il est indispensable de demander une preuve datée, accompagnée du kilométrage exact au moment du relevé. Cette vérification permet de sécuriser l’achat de la voiture électrique d’occasion et d’éviter toute mauvaise surprise concernant l’autonomie réelle.

Quels seuils privilégier pour un premier achat ?

Pour acheter une voiture électrique d’occasion sereinement, un SOH supérieur à 90 % correspond à un excellent état avec une autonomie proche du neuf. Entre 85 et 90 %, il s’agit généralement d’un très bon compromis entre prix et performance. Entre 80 et 85 %, l’achat peut rester pertinent si le prix tient compte de la décote. En dessous de 80 %, l’acquisition ne doit être envisagée qu’avec une réduction significative.

En parallèle, il est essentiel de vérifier la garantie batterie résiduelle. La majorité des constructeurs automobiles proposent une garantie de 8 ans ou 160 000 kilomètres, avec un engagement de remplacement si la capacité descend sous un seuil compris entre 70 et 75 %. Une voiture électrique d’occasion de 4 ans et 60 000 kilomètres peut donc encore bénéficier de plusieurs années de couverture constructeur, ce qui réduit considérablement le risque financier.

Recharge rapide et cycles : des indicateurs souvent négligés

Un véhicule principalement rechargé en courant continu sur bornes rapides subit généralement un stress thermique plus important qu’un modèle rechargé majoritairement à domicile en courant alternatif. À long terme, cette utilisation peut accélérer la dégradation de la batterie.

Certains modèles permettent de consulter le nombre de charges rapides ou le nombre de cycles complets de recharge. Ces données sont rarement demandées lors d’un achat de voiture électrique d’occasion, alors qu’elles peuvent fournir une indication pertinente sur l’usure réelle de la batterie.

Le bon réflexe avant de signer

Considérez le SOH comme l’équivalent du contrôle technique pour une voiture électrique d’occasion. Personne n’achèterait un véhicule thermique sans vérifier l’état du moteur. De la même manière, il est indispensable de connaître précisément l’état de la batterie avant de signer.

Un achat bien informé permet d’éviter une perte d’autonomie imprévue, une décote accélérée ou un coût de remplacement élevé hors garantie.

Ce que fait CapCar

Chez CapCar, chaque voiture électrique d’occasion bénéficie d’un diagnostic batterie documenté. Le SOH est mesuré, vérifié et communiqué avant la mise en vente. Cette transparence permet d’acheter une voiture électrique d’occasion en toute sécurité, de connaître l’autonomie réelle du véhicule et de préserver sa valeur dans le temps.

Erreur n°3 : acheter une voiture électrique d’occasion sans solution de recharge à domicile

La recharge est un point central lorsqu’on décide d’acheter une voiture électrique d’occasion. Elle conditionne directement le confort d’utilisation, le coût réel au kilomètre et l’organisation du quotidien. Sans solution de recharge à domicile, l’expérience peut rapidement devenir contraignante.

Sur le papier, le réseau de bornes publiques s’est fortement développé en France ces dernières années. Mais en pratique, une borne peut être occupée, en panne ou située loin de son domicile. Les temps d’attente et les déplacements spécifiques pour recharger transforment alors un geste simple, effectué la nuit chez soi, en contrainte hebdomadaire.

Recharge à domicile : un avantage économique déterminant

Le coût de recharge d’une voiture électrique d’occasion varie fortement selon l’endroit où l’on recharge. À domicile, en heures creuses, le prix du kWh pour un particulier se situe généralement entre 0,15 et 0,20 € selon les données 2024 de la Commission de Régulation de l’Énergie. Pour une consommation moyenne de 15 à 18 kWh pour 100 km, le coût revient donc entre 2,50 € et 3,50 € pour 100 km.

Sur une borne rapide publique, les tarifs sont nettement plus élevés. Selon les principaux opérateurs, le prix du kWh varie fréquemment entre 0,40 et 0,60 €, voire davantage sur certaines bornes ultra-rapides. Pour la même consommation de 15 à 18 kWh pour 100 km, le coût peut alors atteindre 7 à 11 € pour 100 km, et parfois plus selon le réseau.

L’écart moyen peut donc approcher 6 à 8 € pour 100 km. Sur une base de 15 000 km par an, soit 150 trajets de 100 km, cela représente une différence annuelle comprise entre 900 € et 1 200 €.

Une voiture électrique d’occasion rechargée exclusivement sur borne rapide publique peut ainsi voir son avantage économique fortement réduit. Dans certains cas, le budget énergie se rapproche de celui d’un véhicule diesel récent, surtout en cas d’usage intensif sur autoroute.

La recharge à domicile conditionne donc directement le coût réel d’utilisation d’un véhicule électrique d’occasion et la rentabilité de l’investissement sur plusieurs années.

Anticiper l’installation d’une borne avant l’achat

Avant d’acheter une voiture électrique d’occasion, il est indispensable de vérifier la possibilité d’installer une borne de recharge à domicile, souvent appelée wallbox. Il faut également anticiper le coût d’installation, qui varie généralement entre 800 € et 1 500 € selon la configuration électrique et la puissance choisie, aides déduites le cas échéant.

La puissance du compteur électrique doit être suffisante pour supporter la recharge, notamment si plusieurs appareils énergivores fonctionnent simultanément. Une adaptation d’abonnement peut parfois être nécessaire.

En maison individuelle, l’installation d’une borne de recharge reste relativement simple. En copropriété, le droit à la prise permet à un copropriétaire ou locataire de demander l’installation d’un point de recharge à ses frais. Ce droit est encadré par la loi, sauf opposition sérieuse et motivée du syndic. Toutefois, les démarches administratives et les délais peuvent s’étendre sur plusieurs mois.

Acheter une voiture électrique d’occasion sans avoir sécurisé sa solution de recharge revient à inverser la logique. La recharge doit être pensée en amont, car elle détermine le coût, la simplicité d’usage et la satisfaction au quotidien.

Avant de finaliser l’achat, il est donc essentiel de s’assurer que le modèle choisi correspond non seulement à ses besoins en autonomie réelle, mais aussi à sa capacité de recharge à domicile.

Erreur n°4 : ne pas vérifier si la batterie de la voiture électrique d’occasion est en location ou en propriété

Lors de l’achat d’une voiture électrique d’occasion, le prix affiché dans l’annonce peut parfois être trompeur. Certains modèles, notamment les Renault Zoé commercialisées avant 2020, ont été proposés avec une batterie en location séparée du véhicule.

De nombreux acheteurs repèrent une Renault Zoé d’occasion affichée à 7 000 € et pensent réaliser une excellente affaire. Ce n’est qu’après contact avec le vendeur qu’ils découvrent qu’un loyer mensuel de 69 à 99 € doit être payé en complément du prix d’achat. Sur trois ans, cela représente entre 2 500 et 3 500 € supplémentaires, en fonction du contrat.

Le prix d’une voiture électrique d’occasion ne reflète donc pas toujours son coût réel d’utilisation si le statut de la batterie n’est pas clairement identifié.

Batterie en location : pourquoi ce modèle existait

Au début du développement du marché électrique, certains constructeurs, en particulier Renault, ont choisi de dissocier la batterie du véhicule afin de rassurer les clients sur la durée de vie et le risque technologique.

Avec ce système, l’acheteur devenait propriétaire de la voiture, mais louait la batterie via un contrat distinct. En contrepartie, le constructeur s’engageait à remplacer la batterie si son état de santé descendait sous un seuil défini contractuellement, généralement autour de 75 %.

Ce modèle économique permettait de réduire le prix d’achat initial. Mais sur le marché de la voiture électrique d’occasion, il complique l’évaluation du budget global.

Propriété ou location : quel impact concret sur le budget

Une batterie en location implique un coût mensuel fixe, qui s’ajoute au financement ou au paiement comptant du véhicule. Ce loyer dépend souvent du kilométrage annuel prévu. Il suppose également un transfert formel du contrat lors de la revente, avec validation par l’organisme financier.

Cette situation peut rendre la revente plus complexe, car certains acheteurs préfèrent une voiture électrique d’occasion avec batterie en propriété afin d’éviter toute mensualité supplémentaire.

À l’inverse, une batterie en propriété offre une vision claire et immédiate du coût total du véhicule. Le prix payé correspond à l’ensemble du bien, sans engagement mensuel ultérieur. Cela simplifie également la revente et la négociation.

Deux Renault Zoé d’occasion visuellement identiques peuvent afficher 2 000 € d’écart à l’achat. Mais après trois ou quatre années de location, le modèle avec batterie louée peut finalement revenir plus cher qu’un modèle équivalent avec batterie incluse.

Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter une voiture électrique d’occasion

Avant de signer pour une voiture électrique d’occasion, il est indispensable de vérifier explicitement le statut de la batterie. Il faut s’assurer qu’elle est bien en propriété ou, le cas échéant, connaître précisément le montant du loyer mensuel, les conditions de révision tarifaire et les modalités de transfert du contrat.

Il est également important de vérifier si le contrat impose un plafond kilométrique annuel et quelles sont les pénalités en cas de dépassement.

Le statut de la batterie influence directement le coût total de possession, la rentabilité de l’achat et la valeur future du véhicule sur le marché de l’occasion. Dans une démarche d’achat éclairé, cette vérification est aussi importante que le contrôle de l’état de santé de la batterie ou de l’autonomie réelle.

Erreur n°5 : sous-estimer le coût global d’une voiture électrique d’occasion

Le coût d’une voiture électrique d’occasion ne se limite pas à son prix d’achat affiché dans l’annonce. Pour évaluer correctement la rentabilité d’un véhicule électrique, il est indispensable de raisonner en coût total de possession sur trois à cinq ans.

Même si l’entretien d’un véhicule électrique coûte en moyenne 20 à 40 % de moins qu’un véhicule thermique selon plusieurs études européennes, notamment en raison de l’absence de vidange, d’embrayage ou de courroie de distribution, certains postes de dépenses spécifiques doivent être anticipés dès le départ.

L’erreur la plus fréquente consiste à se concentrer uniquement sur le prix d’achat de la voiture électrique d’occasion sans intégrer les coûts périphériques. Le prix est visible immédiatement. Les dépenses annexes apparaissent progressivement.

Les pneus : une usure souvent plus rapide

Les voitures électriques sont généralement plus lourdes que leurs équivalents thermiques en raison du poids de la batterie. Elles délivrent également un couple instantané élevé, ce qui sollicite davantage les pneumatiques.

Selon plusieurs analyses de gestionnaires de flottes et manufacturiers, l’usure des pneus peut être 20 à 30 % plus rapide sur un véhicule électrique, en particulier sur les modèles puissants. Selon la dimension et la marque choisie, un train de pneus coûte en moyenne entre 400 et 800 €, voire davantage sur les SUV ou modèles haut de gamme.

Ce poste n’est pas excessif, mais il doit être intégré dans le budget annuel d’une voiture électrique d’occasion.

L’assurance : un tarif parfois légèrement supérieur

L’assurance d’une voiture électrique d’occasion peut être 10 à 20 % plus élevée qu’un modèle thermique équivalent selon les profils et les assureurs. Cette différence s’explique par le coût des pièces spécifiques, le prix des batteries, ainsi que la technicité accrue des réparations.

La différence reste modérée dans la majorité des cas, mais elle doit être prise en compte dans le calcul du budget global.

La carrosserie et les réparations : des coûts variables selon les modèles

Sur certains modèles, notamment chez Tesla ou sur des véhicules fortement technologiques, les éléments de carrosserie intègrent des capteurs, radars et systèmes d’aide à la conduite. Un choc apparemment mineur peut ainsi entraîner une facture plus élevée qu’attendu.

Selon les retours d’assureurs et de réparateurs spécialisés, une réparation de face avant peut rapidement atteindre 3 000 à 5 000 € sur certains modèles premium. Ce n’est pas systématique, mais cela contribue à expliquer des primes d’assurance parfois supérieures.

L’installation d’une borne et l’abonnement électrique

L’installation d’une borne de recharge à domicile, ou wallbox, représente un investissement initial généralement compris entre 1 200 et 1 800 € selon la configuration électrique et les aides disponibles. Cet équipement est souvent rentabilisé en un à deux ans par rapport à une recharge exclusive sur borne publique, mais il doit être intégré dans le budget global dès l’achat de la voiture électrique d’occasion.

Il convient également de vérifier la puissance du compteur électrique. Un passage de 6 kVA à 9 kVA peut être nécessaire afin d’éviter les disjonctions lors de la recharge simultanée avec d’autres appareils. Cette modification entraîne un surcoût annuel limité, mais réel, sur l’abonnement d’électricité.

Le bon réflexe : raisonner en coût total de possession

Une voiture électrique d’occasion reste, dans la majorité des cas, plus économique à l’usage qu’un véhicule thermique, notamment grâce à un coût d’énergie réduit et à un entretien simplifié. Cependant, son intérêt financier repose sur une vision complète du budget : prix d’achat, installation de la borne, coût de l’électricité, assurance, pneus, entretien et décote.

C’est l’ensemble de ces paramètres qui détermine le coût réel sur trois à cinq ans. Acheter en ne regardant que le prix affiché est une erreur fréquente. Calculer le coût global d’une voiture électrique d’occasion, c’est faire un choix rationnel, durable et financièrement maîtrisé.

Bonus : les 5 réflexes du bon acheteur de voiture électrique d’occasion

Avant de signer, adoptez ces cinq réflexes essentiels :

  1. Exiger un diagnostic batterie (SOH) documenté, car l’état de la batterie conditionne l’autonomie réelle et la valeur du véhicule.

  2. Tester la recharge rapide DC lors de l’essai afin de vérifier le bon fonctionnement du système de charge.

  3. Réaliser un essai routier d’au moins 30 minutes pour observer la consommation réelle et le comportement du véhicule.

  4. Vérifier la garantie batterie résiduelle (souvent 8 ans ou 160 000 km), qui peut représenter une sécurité financière importante.

  5. Consulter l’historique de recharge afin d’évaluer l’usage passé du véhicule.

Chez CapCar, ces vérifications sont systématiquement réalisées sur chaque voiture électrique d’occasion.

FAQ

Faut-il avoir peur de la batterie d’une voiture électrique d’occasion ?

Non, à condition de vérifier l’état de santé (SOH). Si le SOH est supérieur à 85 % et que le véhicule a moins de cinq ans, la batterie offre encore une autonomie confortable. La dégradation est progressive et prévisible. Il est également important de vérifier la garantie batterie résiduelle, souvent de 8 ans ou 160 000 km.

Combien de kilomètres tient une batterie de voiture électrique ?

La majorité des batteries modernes (modèles 2018 et après) dépassent 200 000 km avant d’atteindre 80 % de capacité. Dans la plupart des cas, la batterie dure aussi longtemps que le véhicule lui-même.

Peut-on faire de longs trajets avec une voiture électrique d’occasion ?

Oui, à condition de choisir un modèle offrant au moins 300 km d’autonomie réelle et une recharge rapide DC performante. Les longs trajets nécessitent simplement une planification des arrêts, via des outils comme A Better Route Planner (ABRP).

Quelle première voiture électrique d’occasion choisir ?

Pour un premier achat, des modèles comme la Renault Zoé 52 kWh (batterie en propriété) ou la Peugeot e-208 représentent un bon compromis entre prix, autonomie réelle et réseau d’entretien. L’essentiel reste d’adapter le modèle à son usage quotidien.

L’entretien d’une voiture électrique coûte-t-il vraiment moins cher ?

Oui. En moyenne, l’entretien d’une voiture électrique coûte 30 à 50 % de moins qu’un thermique. Il n’y a pas de vidange, pas de courroie de distribution et les freins sont moins sollicités grâce au freinage régénératif. Les principaux postes à surveiller restent les pneus et l’assurance.





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