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Lors de l’achat d’une voiture d’occasion, il n’est pas toujours évident d’avoir une totale confiance envers le vendeur. C’est pour répondre à cette problématique que le gouvernement a mis en place un nouveau site, nommé Histovec, qui sera fonctionnel dès le 1er décembre 2018. Ce dernier permet de vérifier un certain nombre de points concernant un véhicule, notamment de savoir s’il est gagé, importé, volé, le nombre d’anciens propriétaires, etc.

Qu’est-ce que HistoVec ?

Le service HistoVec veut faciliter les transactions entre particuliers en permettant au vendeur de laisser le potentiel acheteur avoir accès à l’historique des faits marquants du véhicule. Ce dernier est enregistré dans le fichier national du SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) ».
Ce système permet une identification fiable des historiques. Il est néanmoins encore impossible de vérifier les anciennes plaques. Les sinistres enregistrés sont seulement ceux qui ont été signalés à l’assurance et ayant subi un contrôle par un expert. Bien sûr, si le sinistre n’a pas été déclaré, il n’est pas reconnu par le système.

En passant par HistoVec, l’acheteur connaît avec précision un certain nombre d’informations importantes concernant le véhicule par lequel il est intéressé :


    • Le propriétaire du véhicule, et depuis combien de temps il l’est
    • La date de première immatriculation
    • La situation administrative du véhicule (volé, gagé, immobilisé, etc.)
    • Le nombre de propriétaires
    • L’historique des opérations (cartes grises, etc.)
    • L’extrait du numéro de châssis
    • Les informations techniques
    • Vignette Crit’Air

Ce système représente ainsi pour le vendeur, un moyen de valoriser son offre et de rassurer de potentiels acheteurs.

Comment fonctionne HistoVec ?

Ce système existe déjà dans d’autres pays depuis quelques années. Il était temps que celui-ci soit déployé sur le territoire français, les vendeurs peu scrupuleux et malhonnêtes étant de plus en plus nombreux et n’hésitant pas à mentir sur l’historique d’un véhicule pour en faciliter la vente.

La procédure est très simple : le vendeur s’identifie sur le site du gouvernement en entrant son nom, prénom, date de naissance, plaque d’immatriculation ainsi que le numéro de carte grise. Cela génère un fichier HistoVec contenant l’historique de son auto, qu’il peut facilement transférer à aux potentiels acheteurs afin de leur permettre de vérifier et/ou d’appuyer vos dires. Hébergée sur le site de l’administration, la fiche dédiée au véhicule est infalsifiable.

C’est d’ailleurs l’une des briques programmées par le Comité interministériel de la sécurité routière, qui plaidait en début d’année pour la mise à disposition « de tout acheteur d’un véhicule d’occasion, gratuitement et simplement, sur le même principe que le certificat de non-gage, l’historique des réparations importantes survenues sur ce véhicule ».

Quel est l’objectif de cette nouvelle plateforme ?

Acheter une voiture d’occasion n’est pas une opération sans risques. En effet, la voiture étant déjà passé par un ou plusieurs propriétaires, il est possible qu’elle ait été endommagée, sévèrement ou non. Cela peut mettre en danger la sécurité de l’acheteur et des autres usagers de la route.

Dans un marché du véhicule d’occasion avec 5,7 millions de véhicules en 2017, les cas de fraude ne sont pas si rares que cela.En effet, une étude de la direction de la concurrence (DGCCRF) menée en 2015 démontre que « la moitié des voitures d'occasion sont vendues avec des fraudes, mineures ou graves. »

En plus de l’aspect sécuritaire, les vendeurs hésitent de moins en moins à mentir sur les historiques des véhicules afin de maximiser leur profit lors de la revente. En effet, certains points ne peuvent pas être vérifiés sans informations complémentaires. C’est là le rôle de HistoVec.

En 2015, la section de recherche de Paris avait démantelé une escroquerie aux expertises sur près de 5 000 véhicules d’occasion potentiellement dangereux ayant été remis en circulation à l’insu de nouveaux propriétaires. En 2016, une autre enquête avait été ouverte suite à l’annonce d’un expert qui aurait confirmé en deux ans le retour sur le marché de 1 024 véhicules.